3 juin 2012

Rapa Nui


Iorana à tous !
Après 15 jours en Polynésie, nous continuons notre traversée du Pacifique en faisant escale une semaine sur la mystérieuse Rapa Nui, autrement dit, l'île de Pâques (qui appartient au Chili by the way) ! C'est l'endroit le plus isolé de la planète, avec 2000 km d'océan à la ronde sans autres îles habitées ! Autant dire que ça plairait aux agoraphobes : p



L'île est assez petite (20km de long) et volcanique, avec de nombreux cratères. Il n'y a qu'un village et deux routes, une qui traverse l’île et une qui en fait le tour. La visite en voiture est donc assez facile, si on n'a pas peur des nids de poules ; )

Il faut aussi faire attention aux vaches et chevaux en liberté qui font parfois des réunions surprises au milieu de la route. On peut aussi voir une faune et flore uniques au monde. Et sur les pentes du volcan Rano Raraku, il semble y avoir d'étranges statues géantes...



Rano Raraku

Rano Raraku est en fait la carrière où étaient sculptées les "moai", les célèbrissimes statues de l'île. La visite de cette immense fabrique permet de voir les géants à tous les stades de leur création.

Aujourd'hui, la carrière contient encore 400 moai, dont certains sont très photogéniques !

Dans un autre volcan on peut voir la fabrique des "pukao", d'immenses pierres rondes qui étaient posées sur la tête des moai. Dans les deux cas, ces carrières abandonnées ressemblent maintenant à des villes fantômes peuplées de géants... Ambiance mystérieuse et frissons garantis.



Tongariki

On continue notre tour de l'île à Tongariki, le site qui compte le plus de moai finis et dressés. Quinze colosses en bord de mer qui regardent l’île du haut de leur dix mètres.

Une fois sculptés dans la carrière, les moai étaient transportés jusqu'aux villages tout autour de l'île, puis dressés sur des plates formes (ahu), et parfois coiffés d'un pukao. Comme tout les moai que l'on peut voir debout, ceux-ci ont été restaurés.



Anakena
Ce site est l'une des deux seules plages de l’île et possède surtout un ahu avec six moai. On peut voir des pukao et les détails des statues : oreilles avec longs lobes, mains et dos gravés.



La chute des moai
La visite de la côte sud de l’île permet de voir les moai tels qu'ils étaient à l'arrivée des premiers européens. Suite à des guerres entre villages, les statues ont été renversées et laissées à l'abandon.





Petit résumé culturel (pour ceux qui ont le courage de lire : p)
L’île avait à l'origine son propre écosystème avec des espèces uniques, jusqu'à l'arrivée des hommes... Les premiers habitants étaient des polynésiens qui ont franchi tout le Pacifique sur leurs pirogues à la recherche de nouvelles terres à coloniser. Ça explique pourquoi la langue rapa nui ressemble beaucoup au tahitien.
Les habitants de l'île ont commencé à sculpter les moai aux environs du XIIIe siècle dans les pentes du volcan Rano Raraku. Du découpage dans la roche au dressage des statues pour la finition, ça nécessitait plusieurs mois à 50 personnes ! Le plus grand jamais sculpté mesure 21m mais n'a jamais été extrait en entier de la roche...

Les moai étaient créés en l'honneur d'ancêtres et rois du passé qui veillaient sur les vivants. C'est pour ça qu'ils regardent toujours vers le village, donc souvent l'intérieur de l'île. Une fois les moais sculptés, ils étaient transportés de la carrière jusqu'aux "ahu", les plate formes réparties dans chaque village. Autant dire que faire bouger une statue de 100 tonnes sur 20 km, ça devait pas être de la tarte ! D'ailleurs, les archéologues ont avancé plusieurs hypothèses sur les techniques utilisées : faire rouler la statue sur des troncs d'arbres, les faire marcher comme un frigo, etc. Une fois dressés sur les ahu, on leur creusait des orbites, on y installait les yeux taillés dans la pierre, et hop, un moai de fini !

Malheureusement pour les habitants, leur frénésie de création des moai (400 statues en cours de fabrication) et l'augmentation de la population entraînèrent un épuisement des ressources de l'île (sans arbres, plus de barques pour aller pêcher !). Des guerres éclatèrent entre villages, entraînant l'arrêt brutal des constructions des moai mais aussi leur destruction, puisque faire tomber un moai équivalait à tuer les dieux du village et donc affaiblir son adversaire. Quand les premiers européens sont arrivés sur l'île (un certain hollandais un jour de Pâques au début du XVIIIe siècle), ils ont ainsi trouvé une île et une population plutôt mal en point...

La suite dans le prochain épisode !

30 mai 2012

Moorea

Ia orana tout le monde,
Après une semaine paradisiaque, nous quittons Bora Bora pour une autre île volcanique, Moorea.

Moorea est située juste en face de Tahiti, à 30 minutes de bateau ou 10 en avion (et pas une de plus, c'est vraiment histoire de prendre l'avion !). Elle est plus grande, plus montagneuse et plus authentique que Bora. Il faut dire qu'il n'y a pas vraiment de lagon, et que l’île est moins photogénique au premier abord. On y trouve quand même quelques plages et palmiers sympathiques.



Tous à l'eau !
La météo des trois premiers jours à Moorea laisse un peu à désirer... Alors quitte à être mouillé, autant aller plonger ! Au menu, tortues marines, et du requin citron, pointe noire et gris.

Dans la passe de Moorea, on se laisse porter par le courant pour une plongée dérivante. On croise un immense banc de carangues et des dizaines de raies aigles qui "volent" contre le "vent" ; )

Bon plan en passant : à l'Intercontinental, il y a un spectacle de dauphins gratuit tous les matins !



Danse sous les cocotiers
Pas possible de quitter la Polynésie sans aller voir les célèbres danses polynésiennes. Le spectacle du Tiki Village est le plus connu avec une trentaine de danseurs sur scène.

Les vahinés sont très mignonnes avec leurs noix de coco ; ) Mais le plus impressionnant est la danse du feu, des jongleurs qui n'ont pas froid aux yeux !



Poissons à volonté
La baie de Cook, juste en face de l'hôtel Kaveka, est un super spot de snorkelling : à 30 mètres de la plage, il y a un tombant avec des tortues résidentes !

Certains poissons qui ont tout compris font des ronds juste devant le restaurant. Pour les plus chanceux, on peut même voir des raies aigles !



Le belvédère
Après toute cette trempette, un peu d'activité terrestre, la montée au belvédère de Moorea. On a tenté l'ascension en vélo, et pour info, ce n'est pas forcément une très bonne idée ; )
Au passage, belles vues sur la baie de Cook et sur des ruines polynésiennes.

On traverse aussi des champs d'ananas. Scoop : ça ne pousse pas sur des arbres !

La vue du belvédère



Dernier Tango à Tahiti
Avant de quitter la Polynésie, on repasse rapidement par Tahiti, le temps d'une visite express de la capitale Papeete. On tombe sur un marathon de tamoulé (danse polynésienne of course). Puis on mange... des crêpes au marché en plein air de Vaiete ! On est en France que diable ; )

Il est maintenant temps de quitter à nouveau la France... Ça sent l'Amérique du sud !
Bises

26 mai 2012

Sous l'océan


Ia orana les amis !
On l'a déja dit, Bora Bora c'est le paradis sur terre ! Et c'est aussi pas mal sous la mer ! Snorkelling, barbotage, plongée... on a passé tellement de temps dans l'eau qu'on a presque des branchies !



En snorkelling
Il suffit de se baigner dans le lagon pour voir des poissons exotiques (même et surtout sous le bungalow), comme ce mini poisson coffre jaune fluo trooop miiignon, taille réelle : 2cm !

On peut faire des petits jeux : trouver la sortie du poisson labyrinthe ou marcher entre les oursins.

Le lagon est rempli de bénitiers multicolores. Avec de la chance, on peut même croiser des raies aigle !



En plongée
Pas question de faire refroidir notre diplôme Advanced PADI obtenu en Australie, alors on remet ça !

Spécialité de Polynésie, les gros coquillages et des requins à volonté ! Les requins pointes noires sont partout, mais sur le récif extérieur, c'est le domaine des requins citrons. Ils sont curieux mais inoffensifs, et plutôt impressionnants, surtout quand ils font trois mètres ^^;;

De temps en temps on croise aussi un sous marin (à Bora, tout est possible).

Le Némo local a l'air aussi aimable qu'un bouledogue ! Certaines murènes sont un peu trop nourries et deviennent carrément obèses...

Mais ce qui rend la plongée unique à Bora, c'est les raies manta (cette île est vraiment un don des dieux).
Le lagon possède un canyon riche en plancton, on a un l'impression de plonger dans de la purée, mais la rencontre des raies manta est quasi assurée ! Difficile de décrire la beauté du vol des mantas... La lenteur et la grâce de l'animal sont proportionnels à sa taille imposante <3



Le feeding
Dernière activité, sûrement pas très écolo mais bien marrante, les tours en bateau du lagon avec des spots de "feeding". On commence doucement avec les petits poissons de récif.

Ça continue avec les requins pointes noires qui arrivent par dizaines dans une eau d'à peine un mètre, dès que le bateau approche.

Mais le plus drôle, ce sont les raies grises. Elles sont tellements habituées et/ou gourmandes qu'elles deviennent un peu trop familières. La bête est un peu caoutchouteuse et gluante, mais est très affectueuse... surtout quand elles te grattouillent le ventre avec leur bouche ! Emilie s'est trouvé un nouvel ami un peu collant... C'est le grand amour, un peu, beaucoup, passionnément ; )

Ne vous inquiétez pas, tout s'est bien terminé pour les poissons, et pour les touristes : )
Bises et nana (au revoir) !