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3 août 2012

Cordillère blanche


¡ Hola tout le monde !
Après notre escale à Ica dans les dunes de sable, puis un passage éclair à Lima, nous sommes de retour dans les Andes. On est venu marcher (un peu), voir des pics enneigés (beaucoup) et des lacs de montagnes (à la folie), dans le massif le plus spectaculaire du Pérou, la Cordillère Blanche.



La Laguna Churup
Notre première étape est la ville de Huaraz, qui est la capitale nationale du trekking et de l'alpinisme (ou de l'andinisme). Premier jour, on commence avec une montée à la laguna Churup, sous la montagne du même nom. Deux heures de montée, le temps d'apprécier la beauté, le silence et le calme de la montagne, après l'agitation de Cuzco, jusqu'à la lagune et ses couleurs étonnantes.
La Laguna Parron
Autre jour, autre lagune. Cette fois, c'est plutôt reposant, l'accès se fait en voiture. On se fait donc bien secouer sur une piste cabossée, via un vallon encaissé entre des falaises plutôt imposantes. A l'arrivée, la Laguna Parron d'un turquoise parfait, dominée par la Pyramide, à gauche, et le Chacraraju, à droite.



Chavin, le berceau de la civilisation
Interlude culturel, une journée aux ruines de Chavin de Huantar, les plus anciennes des Andes. Il faut être motivé car le trajet dure 3 heures (aller), sur une route façon montagnes russes défoncées, on le sent passer ! En chemin, quelques paysages sympas, et un combat de vache normandes (symbole d'Arequipa, by the way) !

Chavin donc, est un site très ancien (plus de 3000 ans), où les fouilles se poursuivent. Il y a même quelques archéologue "gringo", qui sont paraît-il des étudiants de Stanford, sympa comme stage d'été pour les futurs Indiana Jones ! Notre guide péruvienne, elle, est plutôt axée new age et tente de nous faire une démonstration de pendule au centre de la place carrée, où paraît-il, se concentre une force cosmique. Hum...même les locaux sont sceptiques : )

La partie la plus intéressante des ruines est sous terre. On peut parcourir des centaines de mètres de galeries qui forment un labyrinthe sous terrain. On y trouve la pièce maîtresse du lieu, le Lanzon, une pierre sculptée mystique. On peut aussi voir pas mal d'autres pierres ou objets sculptés au musée du site, petit mais bien fait (par les japonais).

Concernant les bâtiments, rien de vraiment transcendant, excepté quelques têtes sculptées qui dépassent de certains murs. Encore une fois, un site à réserver aux fanatiques de vieilles pierres !



Laguna 69
Dernier jour, direction le village de Yungai et la Laguna 69, le meilleur trek à la journée des environs. Un taxi nous emmène jusqu’à la lagune Llanganuco, qui est déjà un beau spectacle. Puis c'est parti pour trois heures de montée, dans un paysage vierge et superbe.

Au programme, cascades, lagunes, buissons de fleurs violettes, quelques ânes qui broutent au milieu du chemin, et même un peu de grimpette.

On croise en chemin une végétation plutôt dense, alors qu'on est quand même à 4500m, dont la fameuse Puya Raimondii (à gauche), une plante qui peut mettre plus de 100 ans à pousser.

Après 2h50 de randonnée (un bon temps d'après les locaux ^^) nous voici à la lagune 69. Le lagon a une couleur surréaliste, ça nous rappelle la Nouvelle-Zélande ! C'est vraiment magnifique, on apprécie le paysage en dégustant les sacs de picnic préparés par notre hôtesse de l'auberge.

Au fait, pourquoi laguna 69 ? Personne ne semble d'accord. Ordre de numérotation des nombreuses lagunes, altitude en pied de lama, date de découverte, lieu sacré du kama sutra... Le mystère reste entier ; )
Pour l'anecdote, une fois redescendu au point de départ, le retour au village se fait dans la voiture d'une famille péruvienne, car il n'y a plus de "collectivo" disponible à 17h. On tombe sur le chauffeur le plus lent de toute l'hémisphère sud, et on se fait doubler par tous les véhicules du pays qui dévalent allègrement la pente-_- Ça nous laisse le temps d'apprécier le coucher de soleil sur le Huascaran, le toit du pays (6768).
De retour à l'auberge Gledel, on déguste le dîner préparé par la patronne des lieux, Rusula, et sa petite famille : soupe aux épinards, salade de petits pois carottes, omelette au riz et frites maison ! On est chouchouté et on se sent presque comme à la maison. En souvenir de notre passage, elle nous offre des bonnets péruviens aux initiales de l'auberge et des bracelets type brésiliens. 

Et voilà, cette fois c'est fini pour le Pérou, mais... l'aventure continue !
Bises

31 juillet 2012

L'oasis

Hello !
Nous avons quitté Cuzco, en direction d'Ica, un peu avant Lima. Encore 18h et une nuit dans le bus -_- Comme toujours au Pérou, on voyage avec la compagnie "Cruz del sur", plus chère que les bus locaux, mais plus sûre et plus confortable. Il y a même des repas, dans le genre repas d'avion en moins copieux (c'est possible ^^), et manger dans un bus qui descend la cordillère des Andes, c'est pas de la tarte ! En mode "nuit", c'est comme un siège business en avion, les zigzags en continus du bus pendant toute la nuit en plus !



Dans le désert

On arrive donc à Ica, puis direction Huacachina, une oasis au milieu... du Sahara ! Au Pérou on trouve de tout, même des vrais dunes de sable et des palmiers ! Comme ce n'est pas loin de Lima, on croise surtout la jeunesse aisée de la capitale qui vient là pour le week end. On est maintenant à 700m d'altitude et il fait chaud, même la nuit ! : D

Il n'y a pas que du pédalo dans la mare à faire dans le coin, on peut aussi dévaler les dunes en buggy ! Ces jeeps des sables sont des espèces de monstres avec des roues de 2m de diamètre, des moteurs apparents, et bien sûr des conducteurs complètement givrés. Dans la ville, une seule règle : les buggy sont prioritaires sur tout.

Ça décoiffe et ça secoue pas mal, encore mieux que les grands 8 ! Mais ça permet de monter en haut des dunes et voir ce paysage assez improbable.

Et pour la descente, ça se fait en surf en mode beach boys des sables.

Tout ça sur le ventre, dans le plus pur style du pingouin. Franchement, c'est addictif !



Pisco !
Dernière activité dans le coin, la visite des fabriques de Pisco, un alcool fort de raisin qui fait la fierté du pays. Il y a donc des pressoirs, des alambics et des jarres pour faire fermenter le breuvage.

Heureusement que l'alcool est interdit aux mineurs. A la fin de la visite, dégustation. Le pisco au citron, c'est bon, mais il y a des bouteilles qu'il faut mieux éviter ! Pisco fraise et pisco banane, urgl !!

A bientôt !

28 juillet 2012

La vallée sacrée


¡ Hola a todos !
Après la cité perdue des incas, on finit notre tour de la vallée sacrée par une expédition digne des X-Files... l'intriguant site de Moray ! Certains y voient un aérodrome extra-terrestre (après tout, les lignes de Nazca ne sont pas si loin). Mais non, c'était le grand laboratoire agronome des incas : les terrasses circulaires leurs permettaient de reproduire les altitudes du pays et donc tester les cultures (maïs, quinoa, pomme de terre, etc.) avec des micro-climats différents !

Un système de conduits irrigue les terrasses, et des escaliers taillés dans la pierre permettent d'y circuler facilement. On est à nouveau surpris par la grandeur du site et des marches !
Après cette enquête, on quitte Moray dans le coffre d'un taxi collectif (à 10 dans une voiture de ville ^^) qui nous ramène au village de Maras. De là, on part à la recherche des Salines, à 1h de marche via un chemin de terre, dans un paysage sympathique.



Les salines de Maras

Changement de décor, après les cercles, les carrés !! Les incas, qui étaient décidément très forts, ont découvert dans la région une source naturelle d'eau salée (unique au monde). Ils ont creusé des terrasses pour en recueillir le sel, et les habitants des environs utilisent encore la technique ancestrale.

On commence par remplir la terrasse d'eau par un des nombreux canaux, puis le climat fait son travail : on observe tous les stades d'évaporation de l'eau dans les différentes terrasses. Une fois que toute l'eau a disparu, on creuse le fond en faisant des petits tas de sel comme à Uyuni !

Cette différence d'évaporation entre les terrasses donne des tons de couleurs pastel très variés. Et une fois que le soleil couchant s'en mêle, ça offre une palette encore plus lumineuse !



Pisac, Pisac, Pisac
Dernier jour dans la vallée sacrée, direction Pisac, connu pour son marché artisanal et son grand site archéologique. Côté marché, on trouve de tout mais on n'achètera pas grand chose.

On profite d'une chouette terrasse d'un resto sur la Plaza de Armas pour traquer les personnages emblématiques du coin : un représentant de la sécurité routière ("Respectez les passages piétons"), une fillette et son animal domestique, et une touriste très colorée.

Après le déjeuner, on monte au site. Hey, devinez quoi ? A nouveau des cultures en terrasse !

Après une balade entre les zones de cultures, des ruines d'habitations, les bains liturgiques et un tunnel, on arrive au site Intihuatana qui concentre les temples du soleil et de la lune. Comme au Machu Picchu, ce sont les seuls bâtiments ronds du village. Et d'ailleurs, y'a comme une ressemblance... non ?

Les amateurs de vieilles pierres n'hésitent pas à immortaliser leur passage... avant d'entamer la descente vertigineuse vers Pisac !

Et hop, il est temps pour nous de quitter la vallée sacrée !
Bisous à tous !