15 septembre 2012

Le bilan, première partie

Hello tout le monde !
Chose promise, chose due, et passage incontournable de tout blog de voyage… le bilan ! Fini de rigoler avec les articles romans photo, place à la dissertation. Bon, on va essayer d’éviter les clichés (« le monde est vraiment merveilleux »), et de donner quelques infos pratiques sur les coulisses du voyage : )



4h du mat', je vais bien, tout va bien !
La dure vie du routard ;-)
Un tour du monde, c’est pas de tout repos ! Et oui, certains croient que la vie de routard c’est des vacances, mais c’est loin d’être le cas ! C’est des mois à se trimballer le même gros sac sur le dos à la recherche d’un logement pas cher et pas trop miteux, faire et défaire son barda quasi tous les jours, porter les mêmes vêtements pendant 7 mois, se lever en pleine nuit pour, si on a de la chance, monter un volcan magnifique, ou si on n’a pas de chance, prendre un avion à 2h du mat’ car c’est le vol le moins cher...

Sans oublier se laver à l’eau froide (quand il y en a), dormir plusieurs nuits dans un bus, dans les aéroports, marchander le moindre truc, souvent se demander où on va dormir ce soir et ce qu’on va faire le lendemain. Enchainer les treks, plongées, excursions, combinés avec les transports et l’organisation de la suite, prendre et trier des centaines de photos par jour, etc... Bon, on est loin de se plaindre hein, si on le pouvait, on le referait sans hésiter, mais ne prévoyez pas un tour du monde pour vous reposer ;-)
Sieste en bus, pour joindre l'utile à l'agréable


Le pire de la cuisine péruvienne, urgl : (
Si vous ne voulez pas finir avec les finances de la Grèce, le confort sera forcément réduit, d’autant plus que tout s’organise à la dernière minute ! En général, c’est pas un problème, mais il faut quand même ne pas être difficile côté bouffe, pas trop à cheval sur l’hygiène, avoir un estomac raisonnablement résistant, et surtout, surtout, ne pas être malade en transport, car il y aura inévitablement des heures (des jours) sur des routes cahoteuses dans des véhicules plus que rustiques. Le bon routard est tolérant, a un peu de patience et beaucoup d’humour !



L'organisation
Jusqu’à présent, on était du genre hyper planificateur, avec voyage réglé à la minute trois mois avant le départ. Là, on a bien changé notre approche. Tout le voyage s’est fait selon la bonne vieille méthode « à la rache ». Au début, en réservant auberges et excursions quelques jours à l’avance, et à la fin méthode « Hola, tiene una habitacion para esta noche  ? ». Heureusement, on était la plupart du temps hors saison, mais même en plein juillet au Pérou, cette méthode a fait ses preuves.
Les routards débarquent en ville !

Pas mal ce temple... mais on dort où ce soir ??
Alors c’est sûr, on a perdu quelques jours ici ou là, on a raté quelques trucs, on a passé un bon nombre de soirées dans nos guides ou sur tripadvisor... Mais cela laisse aussi la liberté de prendre son temps, faire des détours inattendus. Au final, on a vu 99% de ce qu’on voulait voir, et on a même eu quelques opportunités sympas (croisière sur la grande barrière à prix bradé : ). Bref, l’organisation à l'arrache, ça déchire !



L’itinéraire
Alors, 12 pays en sept mois : balade ou marathon ? On peut dire qu’on a eu un bon aperçu de la Birmanie, de la Nouvelle Zélande, de la Bolivie et du Pérou (environ 3 semaines par pays). Pour tous les autres, nous n’avons vu qu’une petite partie, un deuxième passage s’impose… Finalement, niveau rythme, on est dans la moyenne car on a rencontré des routards qui passent un an sur un continent, d’autres qui font un tour du monde en 100 jours.

De toute façon une vie ne suffirait jamais, alors l’important c’est de faire des choix. On avait fait notre itinéraire en fonction de nos envies bien sûr, de la proximité des pays les uns des autres et de la météo. Par exemple on se disait que l’Indonésie en pleine mousson, ça ne nous dérangerait pas, mais a posteriori, la météo, c’est vachement important ! Donc conseil, vérifiez bien à deux fois le climat selon la saison avant de vous lancer.



Les surprises
L’Amérique du Sud... on avait entendu parler de ses paysages uniques, de la Cordillère des Andes, mais il faut le voir pour y croire ! Patagonie, Sud Lipez, Uyuni, Cordillère Blanche étaient les grosses surprises de ce petit tour latino ! On savait que le continent n’était pas toujours safe, mais en deux mois sur le continent, aucun pépin, pas de vols dans les bus de nuit, certes quelques arnaques par-ci par-là mais rien de méchant ! Conclusion : faut juste être prudent !
Prix d’encouragement : l’île de Java, moins connue que sa voisine mais vraiment une destination top.
La Cordillera Blanca 

Magnifique vue sur le volcan Batur de Bali
Les petites déceptions
S’il y a eu une déception dans notre voyage, c’est Bali. Il faut dire qu’on en avait entendu tellement de bien que ça n’a pas été à la hauteur de nos espérances. Le mauvais temps (mousson en mars) n’a pas aidé, c’est certain. Les habitants sont super sympas, mais le sud et Ubud nous ont trop rappelés les méfaits du tourisme de masse façon Phuket. Trouver un KFC et un Starbuck’s sur une île magique comme celle-ci gâche vraiment le paysage…
Second prix : Le parc de Kakadu en Australie, c’est sympa mais ça ne justifie pas le trajet...

Les coups de cœur
C'est toujours difficile de comparer les pays, car chaque lieu possède son paysage, son histoire, ses habitants. Cela dit, si nous devions choisir une destination qui nous a marqués, ce serait sans doute Bora Bora, et tant pis pour le cliché ! L’île mérite vraiment sa réputation de paradis terrestre... volcan couvert de végétation luxuriante, raies manta, plages de cartes postales, et surtout le turquoise, l’azur et les 200 tons de bleu du lagon… A en croire les commentaires du blog, il n’y a pas que nous que ça a marqué ;-)
No comment.... :-D

Le Tongariro Alpine Crossing, en NZ
Pour les pays, le jury décerne un prix spécial à la Nouvelle Zélande, pour ses paysages magnifiques et parfaitement préservés. Il n’y a pas de temple inca, de rocher rouge ou d’icône en particulier, mais chaque endroit semble parfait, avec un lac, une montagne enneigée, une forêt, un volcan… La beauté vient aussi du côté sauvage, il n’y a jamais un hôtel en béton, une flotte de pédalos ou une remontée mécanique qui gâche le paysage comme ça serait le cas chez nous… Que du bonheur, à découvrir en campervan bien sûr !
Prix d’encouragement…  tout le reste en fait ^^;



Voilà voilà... Encore plus d'infos inédites, de suspense et de rebondissements dans la deuxième partie.
A suivre !

18 août 2012

Le retour


Bonjour chers amis !
Comme vous le savez sans doute, nous sommes de retour à Paris depuis mi-août, après un périple de sept mois sur trois continents ! Le trajet du retour ne restera pas notre meilleur souvenir. Depuis les Galapagos, on prend un vol pour Guayaquil, où on passe une nuit. Puis vol le lendemain pour Lima, et nouvelle escale de 8h. Enfin, le gros trajet pour Madrid, de nuit, et encore 2h d'escale avant le dernier vol pour Paris, où on arrive bien fatigués, sans blague -_-

Beaucoup plus drôle, le jeu des sept différences entre le départ et le retour.

Pour Emilie ça va, elle n'a pas trop changé, à part le bronzage et la coupe polynésienne !

Pour Vincent, en plus du changement de look entre l’ingénieur et le routard, ça nous rappelle qu'il y a eu beaucoup de victimes dans la garde robe !
- Le pull est porté disparu au Pérou, oublié dans un taxi.
- Le pantalon a rendu l'âme à Yangoon, et son successeur a aussi quelques courants d'air !
- Les chaussures n'ont pas passé le red center australien.
- Les seules rescapées sont les chaussettes, et dans quel état

Heureusement il reste les sacs à dos, l'organe vital du routard.

Nous reviendrons plus tard sur le bilan, les enseignements et les perspectives ouvertes par ce voyage ; )
Mais on peut déjà parler de quelques détails amusants qui nous ont le plus choqués en revenant !
 - Non mais vous êtes sûrs, on peut boire l'eau du robinet ici ? Vraiment ?
 - Mais où est donc la corbeille pour jeter le papier toilette... Mais où ?? Je fais quoi de mon papier moi ?
 - C'est un concept révolutionnaire d'avoir plus de 5 vêtements ! On peut en mettre pleins de différents, et on est pas obligé de garder les mêmes sous vêtements trois jours de suite !
 - Bon on fait quoi aujourd’hui hein, on fait quoi ? Ah, on va au supermarché ! T'as pris l'appareil photo ? La crème solaire ? L'anti moustique ?

A part ça, on apprécie d'autant plus le confort retrouvé, dormir dans le même lit douillet plusieurs jours de suite, prendre une vraie douche chaude tous les jours, manger des légumes verts... On en profite pour faire une cure de bons petit plats français et japonais. On commence notre réintégration administrative (ouaiiis, les impôts !! Le percepteur, il est jamais en tour du monde lui !). Et bien sûr, on revoit des amis, avec une spéciale dédicace à nos meilleurs lecteurs-posteurs, Léa, Luis et les mystérieuses A+E ; )

Et comme il fait très beau depuis notre retour, ça serait dommage de ne pas en profiter pour aller faire un peu de tourisme à Paris, la plus belle ville de monde ; )

Nous sommes parmi vous. Si vous ne venez pas, nous viendrons à vous !
A bientôt... mouahaha !

15 août 2012

La croisière s'amuse


Hola amigos !
C'est bientôt la fin de notre séjour aux Galapagos... Et on termine par une petite croisière de trois jours, c'est le moyen le plus pratique et économique de voir quelques sites reculés de l'archipel ! Rien que pour vous, la carte de nos aventures : en bleu, les spots de plongée, en jaune, les sites visités à la journée, et en rouge, la croisière (mais OU est le trésor ??)

Après une réservation très en avance 48h plus tôt, on embarque de Santa Cruz sur le Guantanamera, un bateau de classe touriste supérieur (niveau 3 sur 5), avec un équipage sympa, un bon chef cuistot, cabines avec WC privés et douche à l'eau chaude (dans le standard européen, on appelle ça tiède. Pour nous, c'est le luxe : p)



Floreana
Premier jour, on arrive sur l'île Floreana, et on jette l'ancre dans la Post Office Bay, un repère utilisé depuis les siècles par les pirates et pêcheurs de passage comme poste participative. Les marins déposaient des lettres dans le tonneau, d'autres qui passaient par là  prenaient celles qu'ils pouvaient livrer en main propre au destinataire. Aujourd'hui, la tradition continue avec les touristes du monde entier. Ça marche pas mal, car toutes les cartes postales qu'on a vues étaient là depuis moins d'un mois. On continue la visite avec une descente dans un tunnel de lave, une expédition éclairée uniquement à la lampe dynamo et au téléphone portable ! Que d'aventures : )


Un peu plus loin, à Punta Cormorant, il ne fait pas bon se baigner car la plage est bourrée de raies armées et de crabes rouges ! Ouch !

Puis on va faire trempette à Devil's Crown, un cône volcanique au large de Floreana. C'est un bon spot de snorkelling, on est accueilli par une armée de raies léopards !

On croise aussi un banc de poissons rouges qui contraste parfaitement avec le bleu de l'océan, et un petit poulpe timide, qui ose à peine changer de couleur devant nous.

Pendant ce temps, sur terre, les fous aux pattes bleus regardent les touristes d'un air dubitatif. Emilie ne peut pas s'empêcher de faire la paparazzi même sous l'eau en mode crocodile !



Santa Cruz Norte
Le lendemain, on rejoint Santa Cruz par le nord. On débarque à Cerro Dragon les pieds dans l'eau (c'est ce qu'on appel dans le jargon un "wet landing").

Nous voilà à nouveau dans le territoire des otaries et des iguanes marins. Celui-là est un peu rouge, il paraît que c'est la caractéristique des iguanes sudistes !

On retrouve à nouveau nos amis les tortues terrestres. Bon, comme vous en avez sûrement marre des tortues, voici quelques photos un peu différentes. On reconnaît l'âge d'une tortue à ses lignes de carapace : plus la tortue vieillit, plus les lignes s'effacent car la carapace se renouvelle et "pousse" les lignes vers l'extérieur. Celle-là a moins de 30 ans paraît-il.

Un peu plus loin, un étang et devinez quoi ? Des flamands roses qui sont plus oranges que roses ! Le guide prête à Emilie son objectif photo de 400mm et elle s'en donne à coeur joie !

En montant au Cerro Dragon, on trouve facilement les principaux habitants de la montagne : les iguanes terrestres. Faut dire qu'ils laissent des traces très reconnaissables sur le sable ! Ils se fichent à nouveau complètement des touristes, surtout quand ils sont en train de déjeuner !

De retour au bateau, on voit qu'une frégate mâle profite d'une petite course gratos sur le toit. Pendant ce temps, ses compatriotes font les beaux en gonflant leurs poches rouges ! La femelle, à poche blanche, en face de lui, a l'air plutôt emballée.

Le soir, depuis le bateau, on a peur pour les petites créatures marines qui nagent sans souci au milieu des gros poissons et requins... Les bébés serpent et tortue se tiendront compagnie ce soir.



Et voilà, c'est déjà de retour à Baltra. C'est fini pour les Galapagos, et aussi pour l’Amérique du Sud et pour le voyage. Dans 3 jours, nous sommes de retour à la maison... Si vous aimez ce blog, ne soyez pas trop tristes, on a encore quelques articles en préparation ; )
Bises